Suite...Textes

Au bons mots les bons remèdes

C'est tout ce que vous vouliez entendre ?

C'est tout, merci.

Je vous les mets dans un petit sac ?

Non ce n'est pas nécessaire.

Très bien, donc ça nous fera pour le tout 4 frs et 20 ct.

Ah bon, ok, mais je n'ai qu'une pièce de 5 frs et comme je sais que vous ne rendez pas la monnaie de la pièce, 


je vais vous en prendre encore pour 80 ct.

C'est comme vous voulez, Madame, j'ai justement en action des bonnes paroles...

Des bonnes paroles ? Je ne sais pas trop, en ce moment, avec toutes ces sectes !

Je vous comprends. Autrement je peux, pour 80 ct vous dire un mensonge. Un petit mensonge bien sûr, 

mais un mensonge du style : Ah bon, ce n'est pas vous qui me l'auriez dit, jamais j'aurais cru cela possible.

Ok, ça marche, mettez moi ce mensonge.

Je vous l'emballe avec le reste ?

Non, c'est pour consommer tout de suite.

Comme vous voudrez, chacun son éthique.

Alors, messieurs-dames, à qui le tour ? Madame, qu'aimeriez vous que je vous dise ?

Est-ce que vous avez des vérités, je sais bien que ce n'est pas la saison, mais j'en aurais vraiment besoin.

Madame a beaucoup de chance, il me reste des vérités à dire au fond du magasin. Je les garde au frais, 

il paraît que ça se mange froid. Il vous en faut combien ?

Mettez m'en 4

Et 4 vérités pour Madame, NICOLE – NICOLE – NIIICOOLE !!!

Oui, ça va, j'arrive, qu'est-ce que tu veux...

Si tu peux t'occuper de Monsieur, pendant que je finis avec Madame...

Pour Monsieur ce sera ?

Bonjour Madame, j'étais venu pour entendre 2 kg de conneries, mais là, je crois que je vais faire, 

avec tous ce que je viens d'entendre, une indigestion. Alors mettez moi juste 200 gr de bon sens.

Et 200 gr de bon sens pour Monsieur.

Pour accompagner tout ça, je vous conseille notre mélange d'épices maison : 

un peu de plaisanteries, beaucoup d'absurdités récoltées chaque matin au coucher du soleil levant.

Excusez moi, vous avez une cuvette ?:-(


J'aime

Imaginez un texte, ce dernier se ballade sur internet. Vous le croisez au hasard d'un clic.

A la fin de ce texte, les 2 smileys qui se trouvent en haut de ce texte se trouvent en bas
du texte imaginé. 
2567 j'aime, ah ouaih, ça c'est du texte, ça doit être du lourd.

A partir de là, il y a plusieurs cas de figure.

Il y a celui qui n'a même pas lu le texte, il se dit que ça doit être un bon texte vu qu'il y a déjà
2565 j'aime. Et hop, un j'aime de plus. 2566 j'aime !

Il y a bien sûr celui qui n'aime pas. Juste parce qu'il aime dire J'aime pas.

Il y a aussi celui qui a lu le texte mais qui n'a rien compris. Ce dernier, en général,
ne veut pas se mettre à dos 2566 personnes qui aiment. Et surtout, vu qu'il n'a rien compris,
il se rend bien compte que s'il clique sur le J'aime pas,il pourrait même pas argumenter le
pourquoi de sa décision.

Ce qui donne : 2567 J'aime contre 2 J'aime pas.

Et c'est là que ça devient intéressant.

2 J'aime pas. Le premier, comme on l'a déjà vu, est celui qui aime dire qu'il n'aime pas.
Mais alors qui est le deuxième J'aime pas ?

La réponse se trouve dans les commentaires. Car, oui, il y a aussi la possibilité de mettre
un commentaire pour pouvoir argumenter le clic du J'aime ou J'aime pas.

En faisant un simple calcul d'évaluation, on peut se dire qu'il y a à peu près, en restant large,
1200 personnes qui ont lu le texte.

Et, oh Surprise, il n'y a que 2 commentaires.
Le premier commentaire : "C'est juste pour dire que J'aime dire J'aime pas"
Par contre le deuxième commentaire est plus étoffé.Il commence par : "J'aime pas parce que..."
On sent tout de suite que l'argumentation tient la route, qu'elle est sensée et réfléchie.

Et à la fin de ce commentaire, on retrouve nos 2 smileys : J'aime - J'aime pas
2567 J'aime et 1 J'aime pas.


On vit une époque formidable !

Hors taxes

Je prends comme monnaie sonnante et trébuchante la proposition d'écrire comme une suite d'image.
Facile. Six images, une image par minute.Ah non, tu vas pas recommencer avec tes idées à la con.

Eh, oh, on reste dans les limites de l'acceptable. Et je n'accepterai aucun écart de langage pendant ce six minutes.

Ok, alors je retire ce que je viens de dire. C'est pas des idées à la con que tu avances, c'est plutôt, je dirais, des pensées hors taxes.

Des pensées hors taxes, qu'est-ce que tu entends par là ?

Par là, j'entends rien.

Et si je me mets debout sur la table et que je répète ma question : Qu'est-ce que tu entends quand tu dis que c'est des pensées hors taxes ?
Dit-il, l'air un peu idiot debout sur la table.

Ah, là, j'entends mieux. Mais tu parles trop doucement, j'ai pas entendu la fin de ta question. Peut être pourrais tu répéter avec une jambe en l'air et les bras en croix, je suis sûr que la fortitude du son n'en sera qu'amélioré.

En voyant la tête qu'il fit, il se senta obligé de rajouter :

Mais non, je plaisante. T'énerves pas. J'ai bien compris ta question :

Des pensées hors taxes, qu'est-ce que c'est ?

Mais je te demande pas de me poser la question, je te demandes d'y répondre.Merde à la fin, t'es con ou quoi ?

Eh, oh, et c'est toi qui me dit de rester dans l'acceptabilité des limites concernant certains écarts de langage ?!

Parce que ces écarts, j'en dis un quart et je me retrouve à pointer au chômage.

Alors je t'informe que tu es licencié. Sur le champ.

Car je trouve inacceptable de dépasser les limites en qualifiant mes réflexions de pensées hors taxes.




Note de l'auteur pour une meilleure compréhension : Des réflexions, des idées, des pensées hors taxes sont simplement des réflexions, des idées, des pensées sans T.V.A.

C'est à dire sans VALEURS AJOUTEES.
A vous lecteur, d'y amener les vôtres.

Ne vous sentez pas obligés de relire ce texte, en même temps, je vous le conseille vivement pour le découvrir sous un jour nouveau.

Tout ça hors taxes, bien sûr.


Derrière le mur...

Suite...Textes