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Je suis mon Dieu

Je n'ai pourtant aucune confiance en moi. Mais c'est comme ça, je suis Dieu.
Mon Dieu, le mien, à moi.
Pour moi, Dieu, c'est moi. Bon, d'accord, j'ai pas créer ma vie en 7 jours.
Ça fait presque 60 ans que j'ai commencé et j'ai pas encore finis.
J'en vois pas le bout. Chacun sa vitesse.
Quand je vois ou j'en suis après 60 ans, ça m'étonne pas qu'on en soit ou on en est, s'Il a créé tout ce qui nous entoure en 7 jours.
Il aurait pu prendre un peu plus de temps. Mais non, en 7 jours chrono.

Le premier jour, et ce n'était qu'une question de bon sens, Il se dit que ce serait pas mal de voir ce qu'il fait. Du coup, entre, que la lumière soit et la lumière fut, il n'y eu qu'un battement de cil.
Et là, horreur, que voit-il ? De l'eau, que de l'eau. Ne sachant pas encore nager, il décide de séparer tout ça, en créant l'horizon. Pour voir le ciel. Car, comme dira plus tard Victor, l'horizon souligne l'infini.


Le 3ème jour, voyant que l'infini de l'horizon était vraiment infini, il décida, plus pour une question pratique que philosophique, de créer une grosse sphère, comme ça l'horizon se verrait depuis plusieurs endroits à la fois. Et du coup serait moins loin.
Voir l'horizon, c'était bien joli, mais il n'y avait pas grand chose d'autre.
Pour se faire plaisir, aimant beaucoup le rouge, il entreprit de garnir sa sphère nouvellement créée de verdure.
Eh oui, Dieu était daltonien. Mais il ne le savait pas.
Un arbre par ci, de l'herbe par là, un peu de terre pour supporter tout ça.
Il était content de lui. Malheureusement sa contentitude ne dura qu'un instant.
C'est en levant la tête qu'il se rendit compte que le ciel n'était pas en harmonie avec la Terre. Dans son élan de création, il venait d'inventer la comparaison. Ce fut donc dans un souci d'équité qu'il parra le ciel d'étoiles, de planètes, certaines avec des lunes. Pour la Terre, il garda la plus belle. Comme ça, se dit-il, les poètes y trouveront de l'inspiration.

En ce temps là, le temps s'étirait différemment qu'aujourd'hui. Mais il pouvait quand même sembler long. Surtout quand le seul divertissement était de regarder pousser les arbres et de compter les brins d'herbes. Soudain, une feuille se détacha d'une branche et s'envola au loin. Il trouva ça beau. Alors pour reproduire cet instant magique il créa les oiseaux.
Et pourquoi pas en mettre dans les océans, pour équilibrer. Mais voler dans l'eau, c'est pas évident, la poisse ! Et bien voilà, créons des poissons se dit-il.
Après tout ça il décida de se reposer un peu.
A mon avis, ce n'est pas juste se reposer qu'il aurait dût faire, c'est carrément arrêter tout ça, car la suite, quand je vois ce que ça donne.......

Comme je disais au début, je suis mon Dieu. Et il m'est arrivé de vouloir arrêter, ne voyant pas ou la suite pouvait m'emmener. Mais à chaque fois, une petite flamme me disait : demain sera un autre jour, il sera meilleur car sans comparaison aucune. C'est peut être ça vivre l'instant présent. Ne pas comparer. Prendre les instants les uns après les autres juste pour ce qu'ils sont. Et non pas les prendre comme j'aimerais qu'ils soient.

Laisser du temps au temps

Je suis assez d'accord avec ce titre.D'accord, c'est un peu facile vu que c'est moi qui l'est donné ce titre. Je devrais dire : je suis en accord avec ce titre. Si vous n'êtes pas d'accord, accordez moi au moins le bénéfice du doute.
Dans tous les cas, je doute fort que vous ne soyez pas d'accord avec ce titre une fois que je vous aurais expliquer le pourquoi du comment de ce dernier.
Et encore, quand je dis, de ce dernier, c'est juste pour ne pas répéter deux fois le même mot dans la même phrase. Parce que ce titre, c'est pas le dernier, vu qu'il se trouve être le premier à être lu.
D'accord, je vous l'accorde, on peut ne pas être d'accord avec ce titre. Mais juste en tant que tel. Car en tant que titre, cela veut dire que le texte qui se trouve dessous doit très certainement donner une explication, un sens à cette affirmation.


C'est pourquoi je vais vous expliquer le pourquoi du comment de ce titre.
Oui, je sais, ça, je l'ai déjà dis, mais c'est pas dans la même phrase, donc je peux me répéter.
Alors, je vous explique le pourquoi d'abord et après on s'attaque au comment.


Pourquoi laisser du temps au temps ?
Tout d'abord, vous avez remarqué, j'en suis sûr, que le verbe laisser est à l'infinitif et non à l'imperatif. Ce titre est donc une proposition, une suggestion, et non un ordre.
Ce qui change tout, car à partir de là, cela permet d'être d'accord ou pas d'accord.
Pourquoi être d'accord avec ce titre ? Et surtout comment être d'accord avec ce titre.


Et voilà, le pourquoi du comment nous a rattrapé. J'ai trop laissé de temps au temps. Je me fait chaque fois avoir.
Pourquoi ne pas être d'accord avec ce titre ? Justement à cause du fait que si on lui laisse du temps au temps, il nous rattrape. Il arrive même qu'il nous dépasse. Et alors là, bonjour la galère, ce n'est jamais bon de faire la course derrière le temps.C'est un peu comme quand on doit faire des cours de rattrapage. C'est pourquoi j'aime pas l'expression : rattraper le temps perdu.

C'est vraiment une expression qui ne tient pas la route. Si je perds du temps, ça veut dire qu'il est derrière moi, alors comment pourrais je faire pour rattraper du temps en lui courant après alors que le temps perdu est derrière moi ?
Le temps perdu est définitivement perdu. Il y a bien une solution, mais il faut être d'accord avec le titre.
Laisser du temps au temps, c'est lui laisser le temps de vous retrouver, et croyez moi, il vous retrouve toujours, le temps. Des fois ça prends du temps bien sûr,mais c'est tant mieux car pendant qu'il vous cherche, vous vous avancer, vous réflexionnez, vous réfléchissez ce qui permet de voir les choses autrements ou tout au moins de les voir sans l'apport émotionnel qui a été vécu en direct.
Donc oui, je l'affirme, pour ma part, j'ai toujours été doublement gagnant de laisser du temps au temps.
Doublement car le temps qui passe adoucit les choses difficiles et lorsque ces choses me rattrapent j'ai eu le temps d'y réfléchir, j'ai eu le temps de les digérer.
Bon d'accord, il y a des choses difficile à digérer, mais si je laisse le temps au temps, je peux me permettre à moi aussi de me laisser du temps, j'y ai aussi droit.

Vous êtes pas d'accord ?

Hulk

Il sort de chez lui en courant.
Il sort de chez lui en marchant.
Il sort de chez lui en jurant.
Il sort de chez lui, tout simplement.
Que préférez vous ? Ne vous gênez pas, osez me dire votre préférence.C'est important pour la suite de l'histoire.

Est-ce le soir ?
Est-ce le matin ?

Il me semble que d'habitude vous êtes plus réactifs. Ah, ben tiens, d'habitude, c'est un peu comme d'habitude. C'est bien ça, non ? Comme d'habitude.
Pendant que vous vous décidez je recommence :
Il sort de chez lui en courant, comme d'habitude.
Il sort de chez lui en marchant, comme d'habitude.
Et je peux même le mettre en premier :
Comme d'habitude, il sort de chez lui en jurant.
J'essaye de le mettre au milieu .
Il sort de chez lui, comme d'habitude, tout simplement.
Ça marche ! C'est trop bien.

Alors vous vous êtes décidés ? Il sort comment de chez lui ? Je me répète, mais c'est important pour la suite de l'histoire.

Que ça soie le soir ou le matin, à la limite, c'est pas très important, mais la manière dont il sort de chez lui, oui, c'est important.

Sortir de chez soi en courant, suivant la raison, ça peut faire peur. Imaginez qu'il soie poursuivi par une souris qui vient de s'échapper d'un laboratoire. Et qu'il se trouve que ce laboratoire est celui ou travaille le docteur Robert Banner. Ça fait peur.
Bon il faut savoir qui c'est Robert Banner pour avoir peur, mais je vous assure, ça fait peur.
Je vous l'accorde, sortir de chez soi poursuivi par une souris, en courant, c'est pas courant.
Mais ça pourrait arriver.

Et si on prend la même souris,on peut se dire que s'il sort de chez lui en marchant, c'est pour essayer de la blouser, il s'en va discrètement, et une fois dehors, il prends ses jambes à son coup.Parce que une souris à Robert Banner, ça fait peur.

Et avec l'exemple de la souris, je peux garder le comme d'habitude, car il y a toujours pleins de souris dans un laboratoire. Et surtout dans le laboratoire du docteur Banner.
Il faut dire aussi qu'il n'avait pas pensé à ça quand il a emménagé dans l'appartement en dessus du laboratoire du docteur Banner.

Il sort de chez lui en jurant qu'il ne fera plus jamais la même erreur.Il dit ça par habitude, car ça fait 6 mois qu'il habite là, et il n'a encore fait aucune recherche d'appartement.

Toujours pas décidé comment il sort de chez lui ?
Bon, alors moi, je le fais sortir de chez lui, comme d'habitude, tout simplement.
Et croyez moi, si vous avez autant de peine à vous décider, il est pas prêt de revenir.

La vie est ailleurs

La vie est ailleurs.
Ce matin là, lorsqu'il se réveilla, 4 mots lui trottaient dans la tête : La vie est ailleurs.
J'ai encore fais un rêve bizzare, cette nuit, se dit-il en baillant.
Si la vie est ailleurs, qu'est ce que je fais ici ? Je me sens pourtant bien vivant.
Donc cela voudrait dire que je suis ailleurs. Je ne suis pas ici, je suis ailleurs.

Ah tu es là, toi..
...Ben oui, comme tous les matins...
C'est clair, comme tous les matins, mais ce matin j'aimerais bien que tu te fasses un peu discrète, si possible.
Comme d'habitude, quoi...
Non, pas comme d'habitude, quand je dis discrète, c'est du genre vraiment discrète, tellement discrète que je dois avoir l'impression d'être tout seul.
C'est bien ce que je dis, comme d'habitude.
Ecoute, là, tu commence à m'énerver. Tu ne veux pas aller voir ailleurs si j'y suis ?
Si tu veux...Et si je te vois ailleurs tu aimerais que je te donne des nouvelles d'ici ?

Sans attendre la réponse, elle partit ailleurs voir si il y était.
Et il était là, assis sur un rocher, l'air un peu absent, comme si il était ailleurs, perdu dans ses pensées.

Ah tu es là, toi..
...Ben oui, comme tous les matins...
C'est clair, comme tous les matins,.......................

La boucle est bouclée. La vie est ailleurs. La vie est ici.
Ce qui change c'est juste la façon de voir les choses de la vie
Que ça soie ici ou ailleurs.

Sur ce, il décida de retourner se coucher, car des rêves bizzares comme ça, ça fatigue !

C'est à ce moment là qu'il se réveilla.

J'ai encore fais un rêve bizzare, cette nuit, se dit-il en baillant......................

Mémoires

Déjà le 9 avril. Un oeuf de Pâques. C'est la fête. Se retrouver en famille plutôt que se chercher des excuses pour s'éviter un énième dîner qui chacun le sait au fond de lui, tournerait mal.
Un oeuf de Pâques, c'est joli, ça donne envie d'y goûter, de le partager après l'avoir casser et partager les surprises qu'il contient.
Sa place sera donc au milieu de la table. Une petite cloche avec un ruban coloré pour chaque convive délimite l'espace de chacun. Cette année le ruban de la clochette mesure 4 cm. C'est plus prudent se dit-elle en se remémorant la fois ou l'oncle Henry étrangla tante Annette avec le noeud de l'oeuf de Pâques qui se trouvait au milieu de la table. Une discussion qui avait mal tourné.
Une carafe d'eau à chaque bout de table devrait faire l'affaire et garantir un tant soit peu une ambiance calme et sereine du moins jusqu'au dessert.
C'est comme l'apéritif qui sera servi sous la tonnelle. Sans alcool. L'image encore bien présente dans son esprit du verre de sangria qu'elle reçut en plein visage avait de la peine à s'estomper.

Je vais encore une fois faire le tour de la maison pour être sûr d'avoir bien ranger tous les outils qui pourraient traîner. Le fiston m'en veut encore d'avoir reçu entre les deux yeux un rateau que sa femme lui lança en lui annonçant sa décision de divorcer.

Déjà le 9 avril. Un oeuf de Pâques. C'est la fête.

Ah, on sonne à la porte...Entrez seulement, faites comme chez vous...
On sonne toujours à la porte...attendez, je viens vous ouvrir...
Mais...personne !
Le téléphone sonne toujours...
Allo ? C'est qui ? Ah...Oui....Bon...Ok......Vous êtes sûr ?.....
Mais à Noël, vous viendrez à Noël ?

Au milieu de la table, un oeuf de Pâques, éclaté en mille morceaux !
Je garde le noeud. C'est joli un noeud en ruban coloré pour une décoration de Noël.

C'était quoi la question ?

Bon et bien voilà, je suis de retour.

Je devrais plutôt dire, je suis là, prêt à continuer. Car quand je vous dis que je suis de retour, je pourrais pas vous dire d’où je reviens.
Alors pour être clair, je vous informe, comme dit auparavant, que je suis là, prêt à continuer.

Continuer quoi ? Bonne question, et je crois bien que la réponse se trouve de l'autre côté.
Attendez-moi, je reviens. Continuez seulement ce que vous faisiez, j'en ai pour deux minutes.

Deux minutes plus tard...

Bon et bien voilà, je suis de retour.

Mais en fait, vous, vous êtes en train de faire quoi ?

Et bien figurez-vous que ce matin, comme tous les matins, en buvant un café noir, sans sucre mais avec une cuillère, oui parce que j'aime bien touiller mon café de temps en temps, sur mon balcon ou j'ai installé une petite table avec une chaise. J'aime bien la petite table car il y a un petit tiroir ou je peux mettre des cuillères au cas ou j'oublierais d'en prendre une à la cuisine. Il faut dire que ma cuisine se trouve de l'autre côté. Et comme je vous l'ai dit, j'adore touiller mon café, noir sans sucre.
Donc je me répète, mais comme je vous disais avant, figurez-vous que ce matin, sur mon balcon, un bruit assourdissant m'empêcha d'entendre le cliquetis de ma cuillère qui touillait mon café, noir, sans sucre.

C'est un hélicoptère qui s'est scratché sur le parking de l'immeuble.
Le souffle de l'accident a été si violent, que, surpris, j'en ai lâché ma cuillère.

Je l'ai déclarée définitivement perdue après l'avoir cherché pendant trente secondes en faisant des mouvements circulaires avec mes yeux, de droite à gauche et de gauche à droite.

Et c'est à ce moment là, que, résigné, je suis retourné dans ma cuisine, de l'autre côté, pour y chercher une autre cuillère.
Oui parce que je ne sais pas si je vous l'ai déjà dis, mais j'adore touiller mon café, noir, sans sucre. Et j'avais oublier de remplir le tiroir de ma petite table que j'aime bien, parce qu'il y a justement un tiroir.

Alors quand vous me demander ce que j'étais en train de faire, ça m'interpelle, car en fait mon job est très simple et en même temps très compliqué.

Il consiste à me rendre de l'autre côté, pour y donner des réponses.

Deux minutes plus tard...

Bon et bien comme vous êtes de retour, je n'ai plus besoin d'aller de l'autre côté pour vous donner la réponse.

C'était quoi la question ?

Silence

Le silence s'est installé dans le vacarme des bombes informatives.

Au début, le silence, pour se faire entendre, a choisi de ralentir les choses.
Des mouvements si lents. ...Silence...On tourne !

Entendre le silence, sentir son épaisseur envahir les rues les unes après les autres, le voir prendre possession de chaque recoin en étouffant l'inutile pour faire apparaître le subtil, donne envie de l'écouter.

Ecouter le silence en s'immergeant dans le moment présent est un instant magique.

Quand on y a goûté on ne peut s'en passer. Un peu comme l'odeur de tarte aux pommes qui envahit la cuisine de Grand-Mère prédisant un repas convivial dont l'apothéose sera le dessert.

Les saveurs poivrées du silence qui précède l'annonce du gagnant de la tombola de la Fête du Printemps n'a d'égale que l'explosion des senteurs enivrantes d'un silence qui enveloppe un couple apprenant qu'ils seront parents.

Oublier que c'est les silences entre les notes qui font la musique c'est ne pas voir les instants qui pourraient sembler insignifiants alors qu'ils sont les piliers d'un moment futur.

Le silence se fait entendre, écoutons le !

Pour mieux le voir.
Pour mieux comprendre les secrets qu'il veut bien partager avec nous.
Pour découvrir sous un autre angle ces instants qui peuvent parfois sembler irréalistes.

Le silence se fait entendre, écoutons le !

- Chut....t'as entendu ?... ?... ?
- Non, ...entendu quoi... ?
- Mais rien, justement, on entend rien !
- ..... ?..... ?..... ?
- Quel Silence ! Profitons en !

Si le temps pouvait changer les choses

Il faut savoir qu'il n'y a pas si longtemps que le 13ème mois existe. A peine 200 ans.
Et avant ça, il a fallut passé par 300 ans de discussions, de débats, et même de guerre pour faire accepter le fait qu'un 13ème mois était inéluctable.

Ah, si le temps pouvait changer les choses...

Ce qui nous ramène donc environ 500 ans en arrière. Vers l'an 2020, pour être précis.

Charle-Edouard, tu retournes immédiatement à ta place et je te conseille de te tenir tranquille jusqu'à la fin de mon cours si tu ne veux pas avoir de problème avec la GAFA.

Monsieur, monsieur...
Oui Sylvie, qu'est-ce que tu veux ?
Monsieur, c'est qui la GAFA ?
C'est qui la GAFA ?!?!?! Mais,Sylvie, on s'en fout qui c'est la GAFA. Ce qui est important c'est que fait la GAFA.

Monsieur, monsieur...
Oui, Sylvie...
Monsieur, elle fait quoi la GAFA ?
Elle fait quoi la GAFA ?!?!?!?! Mais Sylvie, ... Si tu arrêtais de poser des questions stupides et si Charle-Edouard restait tranquillement à sa place au lieu de perturber toute la classe, tu le saurais déjà, ce que fait la GAFA, étant donné que c'est justement le sujet de ce cours.

Alors si je peux continuer mon cours, dans le calme si possible, sans questions stupides, vous saurez ce que fait la GAFA sans avoir d'ennui avec cette dernière.

Je reprends donc ou j'en étais. Il y a 500 ans, en 2020, il y eut une prise de conscience concernant le CO2.
Ce gaz à lui seul représentait près de 80 % des émissions de gaz à effet de serre.

Monsieur, Monsieur...
Oui, Sylvie...
Monsieur, c'est quoi le Co2 ?
C'est quoi le Co2 ?!?!?!?! Mais Sylvie, on s'en fout, y'en a plus de Co2. C'est pas important de savoir ce que c'est, c'est plutôt de savoir ce que ça eu comme conséquence.

Monsieur, monsieur...

Oui, Sylvie...

Monsieur, je sais quel conséquence il y a eu à cause du Co2 qu'on s'en fout de ce que c'est !
C'est l'existence du 13ème mois.

Mais Bravo Sylvie, je vois que tu suis mon court avec intérêt.

Comme Sylvie vient de le souligner, les premières discussions sur la nécessité d'un 13ème mois eurent lieu il y a près de 500 ans.

Monsieur, monsieur...

Oui, Sylvie...

Monsieur, pourquoi on appelle le 13ème mois le mois du grand nettoyage ?

Le mois du grand nettoyage ?!?!?!? Mais Sylvie, que voilà une question intéressante. Tu vois, quand tu veux.

Dès le début des discussions, celà était une évidence .Ce 13ème mois ne pouvait que s'appeler le mois du grand nettoyage. Du reste c'était une idée de la GAFA de l'appeler ainsi. Je vous le concède, l'idée ne venait pas de la GAFA, elle a simplement reprit un mouvement qui prenait de plus en plus d'ampleur chez les jeunes.
En ce temps là, on était jeunes entre 12 et 29 ans. Ensuite, on tombait dans la catégorie des trentenaires.

Monsieur, monsieur...
Oui Sylvie...
Monsieur, c'est quoi des trentenaires ?
C'est quoi des trentenaires ?!?!?!? Mais Sylvie, on s'en fout des trentenaires, y'en a plus des trentenaires. Ce qui est important c'est les jeunes, ceux qui avaient entre 12 et 29 ans.

Bon, revenons à nos moutons

Monsieur, monsieur...
Non Sylvie, des moutons, y'en a plus, on s'en fout des moutons. C'est juste une vielle expression, que, d'ailleurs je ne devrais plus utiliser car je n'en comprends pas le sens.

Bref, je crois que je vais faire court, il me semble que vous êtes dissipés aujourd'hui.

Charle-Edouard tu te tournes les pouce en vitesses. Tu sais très bien qu'il est interdit d'utiliser ses pouces en classe.

Donc l'idée de base de la GAFA, qu'elle avait observé chez les jeunes était simple. Il fallait raccourcir les mots. Les milliards d'octets ainsi économisés ne venaient plus engorger les serveurs informatiques disséminés dans le monde entier.
Les données prenaient moins de place, il y avait donc une baisse au niveau de l'énergie utilisée pour stocker tout ceci.
Au début, celà était suffisant pour essayer de maintenir un pourcentage correct de gaz à effet de serre. Au début seulement, car la GAFA s'est vite rendue compte que ceci ne suffirait pas.


La deuxième étape fut de supprimer toutes les données concernant les personnes décédées, les personnes disparues.
Les serveurs informatiques respirèrent mieux pendant un temps.
Pendant un temps seulement, car ce n'était toujours pas suffisant.
D'ou les discussions interminables entre les gouvernements, la GAFA, les associations.
Pour pouvoir aller plus loin dans les discussions, il fût décidé d'exclure les associations et ne traiter qu'entre les gouvernements et la GAFA.
C'est à ce moment là, que certaines régions de la planète entrèrent en guerres.
La GAFA et les gouvernements étaient satisfaits. Pendant qu'ils se tapaient sur la gueule, ils étaient tranquille pour discuter d'un plan à mettre en place pour justement en gagner de la place.

Avec les personnes décédées, le processus était clair. La personne décède,on supprime toutes ses données, partout, plus aucunes trace, nulle part.
Avec les personnes disparues, par contre, il a vite fallut raccourcir le temps de disparition.
Au début, on effaçait les données des personnes disparues depuis 6 mois. Ce délai fut vite raccourcis à trois mois, puis deux semaines pour finir il fut décidé de supprimer toutes les données des personnes n'ayant pas donner de nouvelles depuis deux jours. Ceci pour que les gens puissent quand même passer un week-end tranquille.
Voyant qu'il y avait toujours trop de données par rapport aux Co2 engendré, il fut décidé d'éliminer toutes les données concernant les personnes ayant plus de 50 ans.


Et ainsi de suite, vous comprenez maintenant pourquoi tout celà a pris du temps.
Car plus de données, plus d'existence.
Delete et voilà, plus personnes, plus rien, le néant.
Je vous épargne le long processus qui suivit pour arriver à ce fameux 13ème mois.
Le mois du grand nettoyage.
Et ce 13ème mois, vous allez enfin en faire partie.
En effet, cela fait maintenant environ 150 ans que la GAFA a trouvé la solution pour ne pas engorger les serveurs et ainsi arriver à un pourcentage zéro de production de gaz à effet de serre.

Le 13ème mois, le mois du grand nettoyage est accessible à toutes les personnes ayant atteint l'âge de 12 ans.

Bienvenue au 13ème mois.

Je vous rappelle la conduite à suivre pour que tout se passe bien.
Ce mois porte bien son nom, car un grand nettoyage, c'est un grand nettoyage. On nettoye toutes les données, et quand je dis toutes, c'est toutes.
On repart à zéro.
On recommence tout. A l'identique.
Vous verrez, au début, il faut s'habituer, mais on s'y fait.

Chaque année, à partir d'aujourd'hui, le 13ème mois sera consacré à effacer vos données.
Vous pourrez ainsi recommencer à en créer.
Je dois quand même vous rendre attentif à une chose : le système n'accepte pas de reçevoir ni d'envoyer des données différentes.
Vous vivrez donc chaque année de façon identiques.
C'est pas toujours drôle, mais c'est déjà ça.
La GAFA étant consciente de cet état de fait, a mis en place une dérogation.
Vous aurez le droit, depuis l'âge de 18 ans et ceci jusqu'à 29 ans de changer d'assurance maladie.

Elle est pas belle la vie ?

J'invite donc chacun de vous à passer vers moi avant de sortir.
Il vous suffit juste de passer votre pouce sur cet écran et le processus d'élimination de vos données va démarrer.
N'oubliez pas que vous repartez à zéro, il est donc préférable de rentrer tout de suite chez vous, pour ne pas vous perdre en route.
Je vous rappelle que pour les personnes disparues depuis 36 heures, leurs données sont effacées automatiquement.


C'est à ce moment là que Sylvie pris une décision importante pour la suite de sa vie. Elle choisit de sortir discrètement de la classe, sans passer devant le professeur.

Ayant bien compris que les données des personnes disparues depuis 36 heures étaient supprimées définitivement, elle pris le chemin qui amenait à la grande forêt pour rejoindre ses parents qui y vivaient depuis des années.

Ils étaient quelques centaines.On les appelait les disparus.

Ah, si le temps change les choses, les choses ne changent pas tant.

Solattitude

Si il y a quelqu'un avec qui je m'entends bien, c'est avec moi.
Bon, d'accord, il y a des fois quelques divergences d'idées, mais dans l'ensemble, ça va.

- Bien, je suis prêt, je sors faire un tour pour prendre l'air.
...Attends-moi, j'arrive...
Tu ne veux pas plutôt rester à la maison ?
Depuis le temps qu'on se connaît, tu sais bien que je suis toujours partant pour une promenade au grand air.
Je sais bien, mais pour une fois j'aurais aimé faire tout seul.
...Tout seul ?! ...Et moi alors ? Tu ne vas quand même pas me laisser seule à la maison ?
Ok, viens, mais tu te fais discrète, tu ne traîne pas dans mes pattes sans arrêt.
Comme d'hab...

Oui, comme d'habitude. Avec le temps, je peux dire que je m'y suis fait, en même temps il y a des fois ou c'est plus difficile que d'autres.

Comme par exemple les jours ou nous sortions dans les rues pendant la Fête des Vignerons.

On se retrouvait entouré de 30000 personnes et pourtant nous nous sentions encore plus seul.
Moi et ma solitude qui ne voulait pas rester à la maison, ne serait-ce qu'une fois.

Mais heureusement, comme je disais plus haut, donc au début : « Si il y a quelqu'un avec qui je m'entends bien, c'est avec moi. »

Et ma solitude fait partie de moi. Donc je suis bien avec.

Y a t'il une différence entre se sentir seul au milieu de 30000 personnes et se lire un bon bouquin, tout seul dans un bon bain chaud et odorant ?

Il suffit juste d'avoir la bonne solattitude.

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